César 2026 : retour sur les films et les rencontres dans les cinémas Multiciné
La sélection des César 2026 révèle une année intense pour le cinéma français. Entre récits intimes, regards politiques et performances d’acteurs marquants, certains films ont marqué les spectateurs… et nos salles.

L’intime qui frappe
L’Attachement, de Carine Tardieu, explore la complexité des relations humaines avec finesse et émotion. L’équipe était aux 7 Parnassiens pour une soirée Sens Critique, et Carine Tardieu a prolongé les échanges au 5 Caumartin lors d’un 14h Réal, racontant le film de l’intérieur et partageant les secrets de la création.
Autre moment fort : Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan, porté par Leïla Bekhti. Toute la salle a repris en chœur La Maritza, transformant cette projection du 14h Réal en un instant véritablement inoubliable.



Quand le cinéma interroge la société
L’Inconnu de la Grande Arche met en scène l’individu face aux structures de pouvoir. La rencontre organisée aux 7 Parnassiens, accompagnée par SensCritique, a permis au public d’échanger avec Stéphane Demoustier autour des enjeux du film, entre architecture, pouvoir et responsabilité individuelle.
D’autres œuvres de la sélection, comme Dossier 137, Nouvelle Vague, La Petite Dernière ou Un Simple Accident, explorent mémoire, société et relations humaines. Ces films rappellent que le cinéma français sait raconter des histoires humaines tout en abordant des enjeux contemporains.
Des performances qui marquent
Les nominations 2026 mettent en avant des interprétations puissantes :
Meilleur acteur : Claes Bang (L’Inconnu de la Grande Arche), Pio Marmaï (L’Attachement), Bastien Bouillon (Partir un jour), Laurent Laffite (La Femme la plus riche du monde), Benjamin Voisin (L’Étranger).
Meilleure actrice : Leïla Bekhti (Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan), Valeria Bruni Tedeschi (L’Attachement), Léa Drucker (Dossier 137), Isabelle Huppert (La Femme la plus riche du monde), Mélanie Thierry (La Chambre de Mariana)
La sélection valorise aussi les premiers films prometteurs et les talents techniques, du montage à la direction artistique, soulignant la vitalité du cinéma français.


Un César d’honneur pour une carrière singulière
La cérémonie 2026 rend également hommage à Jim Carrey, lauréat d’un César d’honneur. Figure majeure du cinéma international, il a marqué des générations de spectateurs par son énergie, son inventivité et sa capacité à naviguer entre comédie et rôles plus introspectifs. Cette distinction rappelle que le cinéma se construit aussi à travers des parcours hors normes et des artistes qui traversent les époques.
Les révélations déjà sous les projecteurs
Les catégories Révélations distinguent de nouveaux visages qui façonnent déjà le paysage du cinéma français. Parmi eux, Félix Lefebvre et Anja Verderosa sont venus présenter l'Epreuve du Feu d'Aurélien Peyre ors d’un 14h Réal au 5 Caumartin, partageant avec le public les coulisses du tournage et leur expérience de jeunes comédiens.

Le cinéma qui se partage
Aux César, on ne célèbre pas seulement des récompenses, mais des films qui vivent vraiment en salle. Les projections, rencontres et discussions avec le public font naître des expériences uniques. Cette année encore, chaque séance rappelle que le cinéma, c’est avant tout des histoires à voir, à ressentir et à partager.
Le public, les équipes et les salles se rencontrent, et c’est cette circulation qui donne toute sa force au cinéma français. Après tout, un César ne fait pas un film… mais un public attentif, lui, le fait vivre.
Écrit par Juliette Sinelle.
