Ciné ClubNouvel Hollywood - HéritageDu : mardi 17 mars 2026 à 20:00 • Au : mardi 5 mai 2026 à 20:00

JUSQU'AU 5 MAI 2026
Un ciné-club animé par Thierry Laurentin
Voici donc notre deuxième saison consacrée aux vétérans du cinéma indépendant américain.
Peut-on déceler une continuité esthétique entre la révolution du Nouvel Hollywood (1965-1979) et les héritiers des années 80/90 ? Avec la fin des idéaux des 70’s, les deux décennies suivantes font émerger de fortes personnalités - la plupart sont encore en activité - et marquent une évolution : des films moins politiques (hormis Sans Retour et Do The Right Thing), plus introspectifs, délaissant la révolte collective pour des questionnements personnels, le tout dans une stimulante créativité. Le thème de l’errance est au centre d’une inspiration traquant sa boussole entre désillusions et liens à retisser... au moment où les valeurs de l’Amérique se perdent dans la surpuissance de Wall Street et la douleur des années Sida. Ce panorama subjectif nous permettra de vous présenter, au début de chaque séance, les coulisses de quelques classiques de cette période dont la percussion semble encore très profonde. Join us and enjoy !
PROCHAINES SEANCES :
Mardi 17 mars 2026 à 20h :
DEAD MAN
De Jim Jarmusch (1995) - 2h01
En fuite après un meurtre, William Blake, comptable timide, erre dans l’Ouest sauvage. Guidé par un Indien nommé Nobody, il entame un voyage mystique entre vie, mort et rédemption.
Loin de l’univers foutraque de ses débuts, une pièce maîtresse mais peu connue de l’œuvre de Jim Jarmusch. Dans un noir et blanc envoûtant, voilà un western mystico-poétique hanté par les élans électriques de Neil Young. On est chaviré par ce fascinant chemin de croix où la stylisation transperce les conventions du genre pour atteindre des cimes contemplatives.
Mardi 14 avril 2026 à 20h :
MY OWN PRIVATE IDAHO
De Gus Van Sant (1991) - 1h44
Deux amis vivant de prostitution, Mike narcoleptique et Scott héritier rebelle, errent entre Portland et l’Idaho en quête de famille, d’amour et d’identité.
Le Easy Rider des 90’s ? Un road-movie magnétique, dont on n’oubliera pas les images-rêve : des maisons en bois qui explosent, un garçon qui s’effondre en s’endormant, la route qui perce l’horizon, la moto de Keanu Reeves, les Ray-Ban de River Phoenix (deux ans avant sa disparition). Après Drugstore Cowboy, Gus Van Sant s’impose, avec ce joyau, comme l’un des leaders indés US.
Mardi 6 mai 2026 à 20h :
ARIZONA DREAM
D’Emir Kusturica (1993) - 2h22
Axel, rêveur new-yorkais, rejoint son oncle en Arizona. Pris entre réalité et fantasmes, il tombe amoureux de deux femmes excentriques et se perd dans un univers étrange mêlant poésie et absurdité.
L’étonnante traversée de l’Atlantique d’Emir Kusturica dans un film en liberté où le cinéaste affirme autant son émerveillement que son désenchantement envers l’Amérique. Une
œuvre volante, fantasque voire tragicomique et forte d’un casting inventif où Johnny Depp confirme son statut important dans le cinéma d’auteur des 90’s.
